L’écologie

Nous n'héritons pas de la terre de nos parents. Nous ne faisons que l'emprunter à nos enfants.

Cette citation est parfois attribuée à Antoine de Saint Exupéry, et serait originaire de la culture Amérindienne. Quoi qu'il en soit, le message reste le même 🙂

 

Les agriculteurs de la coopérative Coopain Cabana, au Pérou, cultivent le quinoa selon des techniques simples et non-destructrices pour l'environnement. Elles sont utilisées depuis des générations et permettent de protéger la terre : les producteurs de quinoa ancrent leur métier dans une démarche durable. La méthode de labour traditionnelle leur assure de préserver la fertilité des sols. Leur pratique de l’agriculture témoigne d’un véritable respect de la nature et des cycles naturels de la terre.

Il y a un siècle encore, l’intégralité de l’agriculture était biologique. Cela a changé quand l’industrie chimique s’est intéressée au secteur agricole au lendemain de la seconde guerre mondiale, pour sa reconversion. Aujourd’hui, l’agriculture bio est devenue l’exception, et non plus la règle.

Labourer les champs de quinoa de manière traditionnelle

Le sol est un capital essentiel pour l’agriculture. C'est bien-sûr le support de travail des agriculteurs, mais sa première fonction est de permettre la croissance de plantes, qui a leur tour garantiront la production de nourriture nécessaire à la vie des êtres vivants. L’industrialisation de l’agriculture est une menace irrévocable pour les sols qui voient leur fertilité diminuer. Ces dernières années, la montée en puissance de l’intensification de l’agriculture associée à l’utilisation croissante de produits tels que les herbicides, les pesticides et les engrais chimiques a entraîné une baisse de la fertilité des sols et une érosion de plus en plus importante.

La permaculture

A Cabaña, les agriculteurs ont toujours eu une approche durable de la production en appliquant l’agriculture mixte. Cela consiste à entretenir la fertilité des sols en alternant les types de plantes qu’on y fait pousser.

La stricte rotation des cultures est observée, avec les terres laissées en jachère pendant trois ans pour permettre au sol de se régénérer naturellement. Actuellement, ils plantent des pommes de terre dans la première année, avec ensuite du quinoa pendant les années 2 et 3, et enfin la période de jachère.

Toutefois, la coopérative cherche à encourager les agriculteurs à prendre de nouvelles techniques agricoles par la culture de plantes fixatrices d’azote comme la luzerne pendant les années de jachère. Non seulement cela fixe l’azote dans le sol (comme les engrais chimiques à base de combustibles fossiles, l'aspect agressif en moins), mais fournit également du fourrage pour le bétail.

Les agriculteurs sont tous désireux de le faire, il suffit de leur transmettre es méthodes et les fonds nécessaires à la transition. Nous nous y employons, notamment grâce au système Fairtrade-Commerce Equitable.

La préservation de méthodes ancestrales

Nos agriculteurs préfèrent le labour traditionnel à l’usage du tracteur. L’utilisation de tracteurs et de disques souvent disproportionnés endommage les sols en labourant trop profondément. Ce type de labourage mécanique brasse différentes couches du sol qui ne devraient normalement pas se mélanger, les couches inférieures n’abritant pas de vie micro-biologique. La fine couche de sol de l’Altiplano où notre quinoa est cultivé, à 4000m d’altitude, ne supporterait pas un tel traitement.
 
Le labour traditionnel ne s’attache à retourner qu’une fine couche de terre (à peine plus d’une dizaine de centimètres). Cela permet de respecter les sols et a de nombreuses conséquences positives sur leur fertilité. La santé des sols n’en est que meilleure, permettant d’avoir de bons rendements tout en préservant la qualité des cultures. Cela réduit l’érosion, améliore la portance du sol, permet aux éléments nutritifs nécessaires aux plantations de mieux se fixer dans les sols et favorise la vie biologique des couches supérieures de la terre.
 
Ainsi, nos agriculteurs pratiquent toujours le labour traditionnel. Il est certes plus difficile et demandeur, mais permet de préserver la durabilité de l'activité et d’éviter l’usage de produits de synthèse.
 

L'impact humain sur l'environnement 

L’empreinte écologique est un indicateur utilisé pour évaluer la pression exercée par l’homme sur les ressources naturelles et l’environnement. Aujourd’hui, il faut un an et demi à la Terre pour régénérer ce que nous consommons en un an. Ce dépassement signifie que le capital naturel est dépensé plus vite qu’il n’est régénéré. Si l’ensemble de la population mondiale consommait comme dans les pays riches, 2,3 planètes comme la notre seraient nécessaires.

C’est pourquoi Quinola s’engage à limiter au maximum son empreinte écologique pour vous offrir des produits respectueux de notre environnement et réduire notre ardoise envers la planète.

Un mode de production agricole doux

 

Notre quinoa est cultivé selon les méthodes de l’agriculture traditionnelle. Presque aucun usage du tracteur – gros consommateurs de gasoil – n’intervient dans la production. Les conditions de travail des producteurs étant particulièrement difficiles (4000m d'altitude, 0° les soirs d'été, etc...) l'usage d'un camion ou d'un tracteur par la coopérative permet d'alléger la charge. Cette utilisation se fait dans le respect du sol et de la nature. Le quinoa descend ensuite de l’Altiplano péruvien pour être emmené par bateau jusqu’à nos cotes, au Havre. 

Ainsi, bien que notre quinoa vienne de loin, il a un impact bien moindre que bon nombre d’autres denrées cultivées en Europe. En effet, l’empreinte carbone d’un grand navire correspond à moins du dixième de celle d’un camion (si l’on se base sur les émissions de carbone par kilomètre parcouru et par tonne transportée ), et moins d’un centième par rapport au transport par avion.

Un emballage à faible impact écologique

Le choix de nos emballages n’est pas laissé au hasard. Nos produits vous sont proposés dans ce que l’on appelle un doy-pack. Il s’agit d’un emballage plastique fin assurant une excellente conservation des aliments et ne contenant aucun bisphénol A. En plus de son intérêt en matière de conservation des aliments, ce type d’emballage présente 4 avantages écologiques majeurs :

1. Il nécessite beaucoup moins de matières premières que d’autres formes d’emballage. En effet, seuls 3 grammes de plastique sont nécessaire à la fabrication d’un doy-pack alors qu’il faut au moins 30 grammes pour une assiette en plastique.

Sommets enneigés au Pérou

2. C’est habituellement au niveau du transport pour l’acheminement du conditionnement vers l’usine et du produit fini de l’usine au magasin que les aliments coutent cher à la planète, d’où l’énorme avantage du doy-pack face aux petites pots en verre (extrêmement lourd !) et aux assiettes en plastique. Le doy-pack est très léger (60 à 70% moins lourd qu’une conserve), ce qui rend sont transport facile et très économique en énergie fossile pour deux raisons: il est absolument plat lorsqu’il est vide et parfaitement empilable quand il est plein (réduisant ainsi considérablement les volumes de transport nécessaire), et il n’est pas lourd (réduisant la consommation d’énergie des véhicules qui le transportent).

3. Le doy-pack est très peu encombrant quand il est vide, ce qui réduit considérablement les déchets ménagers après usage et donc l’impact écologique de leur transport et de leur destruction. Le doy-pack a beau ne pas être recyclé partout pour le moment (les anglais recyclent déjà ce type d’emballage et cette technologie est en train d’arriver en France), il a un impact écologique moindre que le pot en verre dont le poids alourdie l’impact environnemental à cause de son coût en énergie fossile pour son transport. De plus, la formule de son plastique permet de ne rejeter aucune fumée toxine dans l’atmosphère lors de son incinération (servant elle-même à produire de l’énergie par dégagement de chaleur).

4. Le doy-pack étant très fin, il nécessite beaucoup moins d’énergie qu’un pot en verre ou qu’une assiette en plastique pour la phase de stérilisation du produit. Cela permet également d’éviter la sur-cuisson des aliments lors de la stérilisation puisqu’elle nécessite moins de temps de chauffe (de l’ordre de 50% de moins) que pour tout autre type d’emballage.

Le lac Titicaca de jour

Des protéines végétales aussi bonnes pour vous que pour la planète

La consommation de protéines végétales telles que le quinoa réduit considérablement votre propre empreinte écologique. Le quinoa est une excellente source alternative de protéines. Sa consommation permet de remplacer ou différer la consommation de viande ou de poisson à fort impact écologique.

En effet, «l’élevage est responsable de 18% des gaz à effet de serre qui causent le réchauffement climatique, plus que les voitures, avions et toutes les autres formes de transport réunies» ( Food & Agricultural Organisation of the United Nations, 2006). Le secteur de la viande est un gros émetteur de carbone. Pour réduire son empreinte écologique, il est nécessaire de baisser sa consommation de viande.

L’industrie de la viande est également très consommatrice d’eau, ce qui doit nous inquiéter dans la mesure où l’accès à l’eau potable va devenir de plus en plus compliqué dans les décennies à venir.

De plus, les animaux élevés en batterie sont quasiment tous nourris aux céréales OGM dont la culture contribue au déboisement de l’Amazonie.

Ainsi tout ce qui peut remplacer la consommation de viande de temps en temps est une bonne chose pour la sauvegarde de notre santé et de notre environnement.